Après des mois d’interruption, il est temps que je redémarre ce blog.
Au passage, comme networking-social.com me sert de blog perso, celui ci sera exclusivement réservé à un blogging plus léger, et notamment, à de réguliers ‘coups de gueule’, dont je vous livre le premier opus de 2007.
C’est une évidence pour tous les pro de l’internet, la France est vraiment en retard, et les récentes déclarations électoralistes dans lesquelles les dirigeants Français se targuaient d’une avance imaginaire viennent d’être réduit à néant par un groupe apolitique formé de professionnels (les patrons de grandes sociétés internet implantés en France (Google, Yahoo…) voire même Française, si, si, il y en a,comme Priceminister et son élégant PGD, Pierre Kosciusko-Morizet.
Le rapport est éloquant, nous somme en matière d’équipement, plus très loin d’un pays du tiers monde. Nos 47% d’équipement sont à comparer avec les 70% de nos voisin Allemands et Anglais, même la Lettonie ou l’Estonie font bien mieux que nous, avec un PIB par habitant pourtant très nettement inférieur.
Le constat fait par ce groupe est large et souligne une multitude de facteurs qui font de la France un pays du tiers mon numérique.
J’en reprends ici quelques une, accompagnés de mes commentaires, pas forcément objectifs, vous l’aurez compris (si vous voulez de l’objectivité, reportez vous au rapport)
Premier constat, les présidentiables n’ont “pas saisi la porté du probleme”
Incontestable, je me souviens avoir regardé sur la chaîne parlementaire il y a quelques jour une table ronde réunissant les responsables internet des candidats, dans laquelle la langue de bois - y compris de Loic Lemeur, seul personne compétente autour de la table - était la règle.
L’open source ? Clairement, la plupart n’avait aucune idée de la dimension politique de ce mode de production, sauf Loic qui s’est bien gardé d’élever le niveau du débat. L’internet dans les écoles ? Une longue liste de promesses laissant entrevoir, au mieux, un énième plan du même niveau que celui qui a fait atterrir un TO7 dans mon lycée quand j’avais 15 ans avec son langage abscons (un basic francisé dont j’ai oublié le nom), et des enseignants parfaitement ignorants. Tout, absolument tout dans cette table ronde volait très très bas.
Mais revenons à ce rapport… et permettez moi de citez quelques passage de Libération faisant allusion aux mesures proposé par le groupe Renaissance numérique :
la «donation directe» par les entreprises aux salariés de PC usagés. Les entreprises françaises, qui renouvellent leur parc tous les deux à trois ans, préfèrent la solution de la déchetterie à la donation pour éviter les complications (valeur d’usage à chiffrer, avantage en nature comparable à une voiture de fonction ?) et les tracasseries administratives.
Hé oui, on préfère balancer à la poubelle un ordinateur plutôt que d’équiper ses salariés ou de contribuer à la croissance du tiers monde (ne parlons même pas de l’aspect écologique de la démarche).
Une fois de plus, c’est les joies de l’administrations Française qui sont à l’origine de ce fiasco. Donner un ordinateur s’avère une opération coûteuse et très gourmande en temps, là où c’est quelque chose d’encouragé partout ailleurs.
«Un PC sur deux est recyclable. Sur 100 ordinateurs jetés par les particuliers et le secteur public ou privé, 50 % peuvent être reconditionnés et revendus à un prix d’environ 99 euros.»
Même constat, encore du gaspillage, l’ordinateur à 100$ est sous vos yeux, la machine avec laquelle vous travaillez aujourd’hui pourrait vivre une retraite demain en Afrique ou en banlieue et servir autrement qu’a encombrer une déchèterie, mais non, en France, l’écologie, on s’en fout. (certes, il y a eu un court effet de mode il y a peu, mais avouez que c’est vite passé).
pourquoi ne pas imiter la Suède où le taux de foyers connectés avoisine les 80 % , qui a instauré une réduction d’impôt sur le revenu pour l’achat d’un ordinateur ?
L’exemple Suédois m’a toujours agacé, mais force est de reconnaître qu’ils s’en sortent très bien coté numérique. Ceci dit, la réduction d’impôt ne réduira pas vraiment la fracture numérique. Sachant que de plus en plus de Français sont au SMIC, ils ne paient pas d’impôts, et cette mesure est dès lors une exclusion de plus. Pourquoi ne pas tout simplement baisser la TVA ?
Ha, non, j’oubliais, nous somme en France, où l’on a non seulement décidé récemment de taxer les disques dur, mais où l’on envisage sans broncher de taxer la publicité online pour financer la culture.
Formation aux nouvelles technologies, renforcement de la politique de soutien aux TPE (très petites entreprises)
Quand on connaît l’hostilité de la France (et de son administration) face aux entreprises, qu’elle soient des TPE ou des multinationales, tout le monde est mis dans le même sac, on peut doucement rigoler et se demander comment de telles mesures, si elles venaient à être appliquées, seraient rapidement récupérés par les grands groupes à leur seul et unique profit.
Des campagne de communication pour sensibiliser les non-utilisateurs
Vous ne savez pas utiliser un ordinateur ?
Vous êtes bon pour la casse.
Oui, pourquoi pas. Et si on commencait par une campagne du type ‘Vous ne parlez pas anglais ? Vous n’avez pas accès à 80% de l’information dans le monde’. Ben oui, commencons donc par le commencement, aller sur internet, c’est bien, être en mesure d’y lire des informations (anglais obligatoire si vous voulez vraiment avoir accès à l’essentiel), c’est mieux. Mais là aussi, la France est très très en retard.
Terminons par les réaction des lecteurs de Libé, qui confirment ce que Ségolène Royale affirme : les réacs sont désormais à gauche, le peuple de Libé s’insurge et plaide pour une vie sans ordinateur… Ca me laisse sans voix.





Un Commentaire
Clair, il était temps que tu t’y remettes !!!!
je vois en tout cas que tu démarres en force, et cela me ravi !
heu au passage, rassure moi : tu vas changer ce template par défaut quand même !?